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jueves, 1 de enero de 2026
miércoles, 31 de diciembre de 2025
NIL et TEMPLE
Auteur: Tassilon-Stavros
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NIL
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NIL
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De ton secret ancestral, braise bleue parmi les tombes, s'en vont des fantômes voyageurs que la nuit du désert protège comme la langue d'une lignée pure, mémoire débordante de sources et de fontaines. Échos et calcination, peuple et sacerdoce, caste des étendues désertiques. Semences de mirages, battements de cœur emplis d'angoisses obscures, de sacrifices irrémédiables et de volupté pervertie. Grâces humaines douloureuses qui, sous le regard obstiné et austère des dunes, furent perdues.
De
tu secreto envejecido, ascua azul entre sepulturas, parten fantasmas
viajeros que la noche del desierto vela como lengua de limpia estirpe,
memoria desbordante de fuentes y hontanares. Ecos y calcinación, pueblo y
sacerdocio, casta de arenales. Siembra de espejismos, latidos que se
colman de tenebrosas inquietudes, de sacrificios irremediables y de
voluptuosidades maltratadas. Dolientes gracias humanas que ante la
mirada terca y adusta de las dunas quedaron extraviadas.
Nil tatoué de bleu, rugissement de miséricorde de ta vie enchâssée parmi les palmiers. Soif primordiale d'empires, rêve des âges abandonné aux origines païennes d'Amon. Gardien et salut. Aspirant à un dieu… Rien ne peut t'effacer de ma vie, blessure de lumière, clarté brute et brûlante ! Feu et suffocation somptueuse de tout ce qui m'est sacré. Tunique de mystère, porte pourpre du crépuscule, pupille de chrysolite qui s'enfuit vers l'Égypte, avide comme un aigle, implacable comme un lion.
Nil tatoué de bleu, rugissement de miséricorde de ta vie enchâssée parmi les palmiers. Soif primordiale d'empires, rêve des âges abandonné aux origines païennes d'Amon. Gardien et salut. Aspirant à un dieu… Rien ne peut t'effacer de ma vie, blessure de lumière, clarté brute et brûlante ! Feu et suffocation somptueuse de tout ce qui m'est sacré. Tunique de mystère, porte pourpre du crépuscule, pupille de chrysolite qui s'enfuit vers l'Égypte, avide comme un aigle, implacable comme un lion.
Nilo tatuado de azul, estrépito de misericordia de tu vivir encerrado entre palmeras. Antojo primigenio de imperios, sueño de los tiempos rendido entre los orígenes paganos de Amón. Guarda y salvación. Anhelo de un dios... ¡Nada podrá borrarte de mi vida, herida de luz, cruda claridad abrasada! Fuego y ahogo suntuario de todo cuanto me es sagrado. Túnica del misterio, pórtico púrpura del crepúsculo, pupila de crisolito que hasta Egipto baja huida, afanosa como águila, implacable como león.
L'accomplissement d'un amour innocent, qui pose sa bénédiction sur mon front. Fil de feu porteur d'une vie qui, au sein de la splendeur charnelle de la terre, dépose la doctrine miraculeuse de ses dons. Rivière vagabonde, féline, douce et rustique. Oasis d'oiseaux solitaires, lignée docile des temps promis. Divinisée par les secrets d'un crime légendaire; cri liturgique de l'homme, et devant le paysage de sable et de pierre, affirmation de la race et des traditions.
L'accomplissement d'un amour innocent, qui pose sa bénédiction sur mon front. Fil de feu porteur d'une vie qui, au sein de la splendeur charnelle de la terre, dépose la doctrine miraculeuse de ses dons. Rivière vagabonde, féline, douce et rustique. Oasis d'oiseaux solitaires, lignée docile des temps promis. Divinisée par les secrets d'un crime légendaire; cri liturgique de l'homme, et devant le paysage de sable et de pierre, affirmation de la race et des traditions.
Consumación de un amor inocente, que pone su bendición sobre mi frente. Hebra de lumbre poseedora de una vida que entre la fastuosidad carnosa de la tierra deposita la doctrina milagrosa de sus dones. Río andariego, felino, blando y campesino. Oasis de aves solitarias, dócil linaje de tiempos prometidos. Deificado por los secretos del crimen legendario; del hombre clamor litúrgico, y frente al paisaje de arena y piedra, afirmación de raza y tradiciones.
Nil, fruit du désert, faucon lent aux paupières ointes, eau de la boue, terre de sang où les palmiers mûrissent leurs braises de verdure… Je crains mes jours éphémères quand je pars sans te fuir. Servitude d’Égypte, seins maternels, douleur exquise. Et mes plaisirs silencieux s’envolent, les souvenirs qui me tourmentent, vers l’obscurité d’acier qui ondule dans ta vallée intime, de marches fertiles et de ruines rongées par les témoignages. Ta cicatrice d’un fleuve lacéré par une lune délirante, et ta niche gigantesque de papyrus et de lotus suivent le dieu de la nuit. Flèche capricieuse lancée dans un jardin d’une beauté lasse, maltraité par les enseignements chimériques des sacerdoces.
Nilo, fruto del desierto, halcón despacioso de párpados ungidos, agua de los fangos, tierra de sangre donde las palmas granan sus ascuas de verdor... Miedo tengo de mis días cortos cuando me alejo sin huirte. Servidumbre de Egipto, pechos de madre, exquisito dolor. Y vuelan mis complacencias silenciosas, las memorias que me angustian, hasta la negrura de acero que ondula en tu valle íntimo, de peldaños fértiles y ruinas roídas por los testimonios. Tu cicatriz de río sajado por luna delirante, y tu gigantesca hornacina del papiro y del loto siguen al dios de la noche. Dardo antojadizo lanzado en un jardín de fatigada belleza, maltratado por las enseñanzas quiméricas de los sacerdocios.
Nil des hommes-dieux, des chants puissants et fiers de l'attente, de l'escarboucle distillée par la terre, des eaux de béryl, de la boucle sacrilège et incestueuse de ses siècles couronnés. Nil des empires, des escaliers torrentiels de marbre blanc, des mosaïques pharaoniques chromatiques abritées par les temples, des prisons et des tourments, des récoltes mûrissant dans les vergers boueux… Fleuve des quartiers d'adobe, de la roche sépulcrale transportée, et de la sainteté éternelle exaltée des hiéroglyphes. Eau de la soif, puits patriarcal, miroir épuisé, profond battement de cœur des terres lointaines. Nil bleu, innocence de l'eau, sensualité verte, souffle divinisé, émissaire de la lune parmi les vallées dorées, mûres et parfumées.
Nilo de los hombres dioses, de los cánticos recios y altivos de la espera, del carbunclo destilado por la tierra, de las aguas del berilo, del rizo sacrílego e incestuoso de sus coronados siglos. Nilo de los imperios, de las escalinatas torrenciales de los mármoles blancos, de los cromáticos mosaicos faraónicos al abrigo de los templos, de los ergástulos y tormentos, de las mieses que granan en los vergeles fangosos... Río de los barrios de adobe, de la transportada roca sepulcral, y de la ensalzada santidad eterna de los jeroglíficos. Agua de la sed, pozo patriarcal, espejo extenuado, hondo latido de las lejanías. Nilo azul, inocencia del agua, carnalidad verde, aliento divinizado, emisario de luna entre valles rubios, maduros y olorosos.
C’est là que je Te trouve
Auteur: Tassilon-Stavros
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TEMPLE
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TEMPLE
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Je t'ai toujours rêvé au cœur du mystère de tes créatures, à travers des siècles de magiciens médiateurs entre dieux et hommes. Et je t'ai cherché de génération en génération, comme pour t'arracher à une terre désirée, morte dans l'ombre, son soleil éteint, empoisonné par les serpents, où demeurait ton effigie immaculée, la chair dépouillée par le lierre. Et bien que rien ne subsistât de ton temps, temple qui ravissait païens et prêtres, je t'ai revu sous un crépuscule de souvenirs, revenant des confins du monde, parmi les échos des pierres.
Yo siempre te he soñado por entre el misterio de tus criaturas, en siglos de magos medianeros entre los dioses y los hombres. Y te busqué de generación en generación, como arrancándote de una tierra deseada que murió escondida, apagado su sol, empozoñada por serpientes, y donde permaneció tu efigie inmaculada descarnada por las hiedras. Y aunque nada quedara de tus tiempos, templo que regocijó a gentiles y sacerdotes, te vi de nuevo bajo un poniente de memorias, volviendo desde el filo de los límites, entre los ecos de las piedras.
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Dans mes rêves, tu m'as oint de tes essences lointaines. Et, croyant lire une supplique, j'ai erré parmi des cités englouties par des feux prophétiques, dont les ruines résonnaient encore les caravanes des visionnaires. Et sous quelque portique perdu, telle une lumière égarée dans les veilles, s'élevait la sagesse des témoignages d'hier, et même les aspirations profondes des curieux et des inspirés. Nausées, puanteur et parfums, odeurs du monde. J'ai continué à te chercher, avec ce regard si humain des bêtes sauvages qui souffrent sans remède. Mon temple et son royaume nourrissent encore mon imagination. C'est mon audace soudaine, la structure qui maintient ma chair tremblante, et celle du survivant caché, le dernier chant des oiseaux qui abandonnent leurs nids.
En mis sueños, me ungiste de tus esencias lejanas. Y creyendo leer una súplica, caminé entre ciudades hundidas por fuegos proféticos, entre cuyas ruinas aún resonaban, de los visionarios, sus caravanas. Y en algún pórtico perdido, como una luz extraviada en las vigilias, se alzaba la sabiduría de los testimonios del ayer, y hasta de los curiosos e inspirados, sus afanes conmovidos. Náusea, hedor y perfumes, aires del mundo. Yo te seguí buscando, con esa mirada tan humana de las bestias salvajes que sufren sin remedio. Mi templo y su reino aún excitan mi imaginación. Es mi súbito denuedo, la vinculadora osamenta de mi carne estremecida, y del recóndito superviviente el gorjeo último que dejan tras de sí las aves cuando abandonan sus nidos.
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Des steppes de l'Euphrate à Assur, bercés par le Tigre, gloire éphémère de Zoroastre. Divinations de Balaam. Des vallées du Nil, oracle d'Amon-Rê et songes d'Aton, aux horizons bleus de la Phénicie, autel sanglant de Melqart. Des jardins d'agrément de la Grèce, écho infini, castagnettes et lyres, hymnes et feu de Zeus, aux gradins de Jérusalem, David et Salomon. Juges et rois, captivité des Écritures. Routes de l'Orient. Les dieux, jadis oints d'huile précieuse, demeurent vieux et sans ciel… Et je fus réveillé par un tourbillon de grues parmi les oliveraies et les vignes, les pâturages et les ruches gonflées, tandis que, des sources d'eau douce, passaient des jeunes filles, des amphores à la taille.
De las estepas del Éufrates a Assur, arrullado por el Tigris, gloria efímera de Zoroastro. Adivinaciones de Balaam. De los valles del Nilo, oráculo de Amón Ra y ensueños de Atón, a los horizontes azules de Fenicia, ara sangrienta de Melqart. De los jardines de placer de la Hélade, eco infinito, crótalos y cítaras, himnos y fuego de Zeus, a las graderías de Jerusalem, David y Salomón. Jueces y Reyes cautiverio de las Escrituras. Rutas de Oriente. Los dioses, una vez ungidos por el óleo pingüe, permanecen viejos y sin cielo... Y me despertó un revuelo de grullas entre los olivos y viñedos, los pastos y colmenas henchidas, mientras, desde los pozos dulces, pasaban las doncellas con ánforas en sus cinturas.
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Temple des signes divins. Antiques propylées cherchant refuge dans le passé. Demeure renaissante dans le silence de l'heure qui a dévoré la liturgie de tes ornements. Et là où sages et despotes, profiteurs, extorqueurs et publicains payaient tribut à leur hérésie et justifiaient leurs haines, cherchant une parenté théogonique dans ton enceinte… Quand l'après-midi palpite, couronné de colombes, ton marbre exhale le clair de lune ; un clair de lune qui orne piliers et allées. Temple, dragon de fer et de jaspe, aux lampes de cuivre qui illuminaient les parchemins.
Temple des signes divins. Antiques propylées cherchant refuge dans le passé. Demeure renaissante dans le silence de l'heure qui a dévoré la liturgie de tes ornements. Et là où sages et despotes, profiteurs, extorqueurs et publicains payaient tribut à leur hérésie et justifiaient leurs haines, cherchant une parenté théogonique dans ton enceinte… Quand l'après-midi palpite, couronné de colombes, ton marbre exhale le clair de lune ; un clair de lune qui orne piliers et allées. Temple, dragon de fer et de jaspe, aux lampes de cuivre qui illuminaient les parchemins.
Templo de signos divinales. Viejos propileos que buscan el refugio del pasado. Mansión retoñada en la callada hora que devoró la liturgia de tus ornamentos. Y donde sabios y déspotas, logreros, exactores y publicanos tributaron su herejía, y justificaron sus enconos, buscando un parentesco teogónico en tus recintos... Cuando la tarde palpita coronada de palomas, tus mármoles exhalan humedad de luna; de luna que ensarta pilares y caminos. Templo, dragón de hierro y jaspe, con lámparas de cobre que iluminaron pergaminos.
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Palmiers sous un feu sinistre, au milieu du tumulte des vagues de sable. Montagnes et vallées, vastes champs, navires voguant sur les mers d'Orient aux aurores de bronze, caressant et mordant l'amour pur de vos solitudes infinies. Dans vos déserts ancestraux, je suis un vagabond sans chemin. Poussière et troupeaux, acier et crinières ; ombres pourpres derrière les fourrés calcinés. Temple des prophéties et des lamentations funestes. Ruines de royaumes qui ont laissé derrière eux leurs férocités insensées et leurs erreurs plaintives… Et je retourne à mes rêves. Splendeur blanche des manteaux dans le vide obscur de leur gangrène séculaire. Instant de complaisance et de langueur. Je suis comme le dernier-né, engendré à votre heure d'oppression. Une ombre tremblante dans votre temps immobile, un regard extatique renaissant dans votre royaume oublié.
Palmeras bajo una lumbre torva entre un tumulto de olas de arena. Montes y hoyadas, anchura de campos, naves que surcan los mares de Oriente por entre mañanas de bronce, que acarician y muerden al claro amor de tus soledades dilatadas. En tus desiertos viejos soy un caminante sin camino. Polvo y rebaños, aceros y crines; sombras moradas tras las breñas calcinadas. Templo de profecías y lamentaciones agoreras. Ruinas de reinos que dejaron tras de sí sus ferocidades disparatadas y equivocaciones plañideras... Y vuelvo a mis sueños. Pompa blanca de mantos en el vacío oscuro de sus gangrenas seculares. Instante de complacencia y desfallecimiento. Soy como el hijo postrero, en tu hora oprimida, engendrado. Una sombra trémula en tu tiempo inmóvil, una mirada extasiada que renace en tu ámbito olvidado.























































































