Auteur: Tassilon-Stavros
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NIL
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NIL
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De ton secret ancestral, braise bleue parmi les tombes, s'en vont des fantômes voyageurs que la nuit du désert protège comme la langue d'une lignée pure, mémoire débordante de sources et de fontaines. Échos et calcination, peuple et sacerdoce, caste des étendues désertiques. Semences de mirages, battements de cœur emplis d'angoisses obscures, de sacrifices irrémédiables et de volupté pervertie. Grâces humaines douloureuses qui, sous le regard obstiné et austère des dunes, furent perdues.
De
tu secreto envejecido, ascua azul entre sepulturas, parten fantasmas
viajeros que la noche del desierto vela como lengua de limpia estirpe,
memoria desbordante de fuentes y hontanares. Ecos y calcinación, pueblo y
sacerdocio, casta de arenales. Siembra de espejismos, latidos que se
colman de tenebrosas inquietudes, de sacrificios irremediables y de
voluptuosidades maltratadas. Dolientes gracias humanas que ante la
mirada terca y adusta de las dunas quedaron extraviadas.
Nil tatoué de bleu, rugissement de miséricorde de ta vie enchâssée parmi les palmiers. Soif primordiale d'empires, rêve des âges abandonné aux origines païennes d'Amon. Gardien et salut. Aspirant à un dieu… Rien ne peut t'effacer de ma vie, blessure de lumière, clarté brute et brûlante ! Feu et suffocation somptueuse de tout ce qui m'est sacré. Tunique de mystère, porte pourpre du crépuscule, pupille de chrysolite qui s'enfuit vers l'Égypte, avide comme un aigle, implacable comme un lion.
Nil tatoué de bleu, rugissement de miséricorde de ta vie enchâssée parmi les palmiers. Soif primordiale d'empires, rêve des âges abandonné aux origines païennes d'Amon. Gardien et salut. Aspirant à un dieu… Rien ne peut t'effacer de ma vie, blessure de lumière, clarté brute et brûlante ! Feu et suffocation somptueuse de tout ce qui m'est sacré. Tunique de mystère, porte pourpre du crépuscule, pupille de chrysolite qui s'enfuit vers l'Égypte, avide comme un aigle, implacable comme un lion.
Nilo tatuado de azul, estrépito de misericordia de tu vivir encerrado entre palmeras. Antojo primigenio de imperios, sueño de los tiempos rendido entre los orígenes paganos de Amón. Guarda y salvación. Anhelo de un dios... ¡Nada podrá borrarte de mi vida, herida de luz, cruda claridad abrasada! Fuego y ahogo suntuario de todo cuanto me es sagrado. Túnica del misterio, pórtico púrpura del crepúsculo, pupila de crisolito que hasta Egipto baja huida, afanosa como águila, implacable como león.
L'accomplissement d'un amour innocent, qui pose sa bénédiction sur mon front. Fil de feu porteur d'une vie qui, au sein de la splendeur charnelle de la terre, dépose la doctrine miraculeuse de ses dons. Rivière vagabonde, féline, douce et rustique. Oasis d'oiseaux solitaires, lignée docile des temps promis. Divinisée par les secrets d'un crime légendaire; cri liturgique de l'homme, et devant le paysage de sable et de pierre, affirmation de la race et des traditions.
L'accomplissement d'un amour innocent, qui pose sa bénédiction sur mon front. Fil de feu porteur d'une vie qui, au sein de la splendeur charnelle de la terre, dépose la doctrine miraculeuse de ses dons. Rivière vagabonde, féline, douce et rustique. Oasis d'oiseaux solitaires, lignée docile des temps promis. Divinisée par les secrets d'un crime légendaire; cri liturgique de l'homme, et devant le paysage de sable et de pierre, affirmation de la race et des traditions.
Consumación de un amor inocente, que pone su bendición sobre mi frente. Hebra de lumbre poseedora de una vida que entre la fastuosidad carnosa de la tierra deposita la doctrina milagrosa de sus dones. Río andariego, felino, blando y campesino. Oasis de aves solitarias, dócil linaje de tiempos prometidos. Deificado por los secretos del crimen legendario; del hombre clamor litúrgico, y frente al paisaje de arena y piedra, afirmación de raza y tradiciones.
Nil, fruit du désert, faucon lent aux paupières ointes, eau de la boue, terre de sang où les palmiers mûrissent leurs braises de verdure… Je crains mes jours éphémères quand je pars sans te fuir. Servitude d’Égypte, seins maternels, douleur exquise. Et mes plaisirs silencieux s’envolent, les souvenirs qui me tourmentent, vers l’obscurité d’acier qui ondule dans ta vallée intime, de marches fertiles et de ruines rongées par les témoignages. Ta cicatrice d’un fleuve lacéré par une lune délirante, et ta niche gigantesque de papyrus et de lotus suivent le dieu de la nuit. Flèche capricieuse lancée dans un jardin d’une beauté lasse, maltraité par les enseignements chimériques des sacerdoces.
Nilo, fruto del desierto, halcón despacioso de párpados ungidos, agua de los fangos, tierra de sangre donde las palmas granan sus ascuas de verdor... Miedo tengo de mis días cortos cuando me alejo sin huirte. Servidumbre de Egipto, pechos de madre, exquisito dolor. Y vuelan mis complacencias silenciosas, las memorias que me angustian, hasta la negrura de acero que ondula en tu valle íntimo, de peldaños fértiles y ruinas roídas por los testimonios. Tu cicatriz de río sajado por luna delirante, y tu gigantesca hornacina del papiro y del loto siguen al dios de la noche. Dardo antojadizo lanzado en un jardín de fatigada belleza, maltratado por las enseñanzas quiméricas de los sacerdocios.
Nil des hommes-dieux, des chants puissants et fiers de l'attente, de l'escarboucle distillée par la terre, des eaux de béryl, de la boucle sacrilège et incestueuse de ses siècles couronnés. Nil des empires, des escaliers torrentiels de marbre blanc, des mosaïques pharaoniques chromatiques abritées par les temples, des prisons et des tourments, des récoltes mûrissant dans les vergers boueux… Fleuve des quartiers d'adobe, de la roche sépulcrale transportée, et de la sainteté éternelle exaltée des hiéroglyphes. Eau de la soif, puits patriarcal, miroir épuisé, profond battement de cœur des terres lointaines. Nil bleu, innocence de l'eau, sensualité verte, souffle divinisé, émissaire de la lune parmi les vallées dorées, mûres et parfumées.
Nilo de los hombres dioses, de los cánticos recios y altivos de la espera, del carbunclo destilado por la tierra, de las aguas del berilo, del rizo sacrílego e incestuoso de sus coronados siglos. Nilo de los imperios, de las escalinatas torrenciales de los mármoles blancos, de los cromáticos mosaicos faraónicos al abrigo de los templos, de los ergástulos y tormentos, de las mieses que granan en los vergeles fangosos... Río de los barrios de adobe, de la transportada roca sepulcral, y de la ensalzada santidad eterna de los jeroglíficos. Agua de la sed, pozo patriarcal, espejo extenuado, hondo latido de las lejanías. Nilo azul, inocencia del agua, carnalidad verde, aliento divinizado, emisario de luna entre valles rubios, maduros y olorosos.












































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